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<title>Last posts on norman spinrad</title>
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<updated>2026-06-11T09:49:17+02:00</updated>
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<name>centrifuge</name>
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<title>Rêve de fer</title>
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<updated>2018-01-02T14:00:00+01:00</updated>
<published>2018-01-02T14:00:00+01:00</published>
<summary>  Avant Eric-Emmanuel Schmitt et sa fameuse biographie de 2001  (1) , Norman...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5746021&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://eklektik.hautetfort.com/media/01/02/423750555.jpg&quot; alt=&quot;norman spinrad,hiter,rêve d'acier,uchronie&quot; /&gt;Avant Eric-Emmanuel Schmitt et sa fameuse biographie de 2001 &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;, Norman Spinrad avait déjà opéré sur le personnage d'Hitler une uchronie en 1972. Né en Autriche en 1889 puis émigré en Allemagne, il servit dans l'armée allemande durant la Première guerre mondiale. &quot;La paix venue, il fit une brève incursion dans les milieux radicaux munichois avant d'émigrer à New York en 1919 &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(2)&lt;/span&gt;. Son parcours new-yorkais le mènera à épouser le métier d'écrivain. &quot;La Convention mondiale de Science-fiction lui décerna en 1955 un Hugo posthume pour Le Seigneur du Svastika, terminé juste avant sa mort en 1953&quot; &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(3)&lt;/span&gt;. C'est sur cette notice biographique que débute ce roman culte de Spinrad &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(4)&lt;/span&gt; qui se poursuit par une mise en abîme (l'oeuvre d'Hitler dans l'oeuvre...) puis en postface par une étude brillante sur la structure et la symbolique du roman écrit par un auteur fictif. Allégorie géniale et extrême du IIIème Riech hitlérien, &lt;em&gt;Rêve de fer&lt;/em&gt; est une parodie subtile du nazisme ainsi qu'un exercice de style original et réussi. Extrait :&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Le traité de Karmak doit être dénoncé et tous les mutants et métis extirpés à jamais du dernier pouce de territoire helder. (...) Les lois sur la pureté raciale doivent être sévèrement renforcées et, tenant compte du relâchement qui a permis dans le passé à toutes sortes d'agents contaminants de s'infiltrer dans le creuset génétique de Heldon, des camps de sélection devront être installés dans tout le pays, où seront tous les Helders dont la pureté génétique souffre la moindre contestation, jusqu'à ce que leur généalogie et leur structure génétique aient été rigoureusement examinées. Ceux dont sera prouvée la contamination génétique auront le choix entre l'exil et la stérilisation.&quot;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(5)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Norman Spinrad&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Rêve d'acier&lt;/em&gt;, FOLIO SF, 2014, 383 p.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Paru pour la première fois en 1972 sous le titre original &lt;em&gt;The Iron Dream&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Prix Apollo - 1974&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(1) &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il s'agit de deux récits en parallèle, une biographie romancée d'Adolf Hitler et une biographie uchronique d'Adolf H.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(2)&lt;/span&gt; p. 19.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(3)&lt;/span&gt; p. 20.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(4)&lt;/span&gt; Auteur américain de science-fiction, Spinrad (né en 1940) fait partie de la nouvelle vague littéraire de science-fiction (1965-1980), née en Angleterre et répandue ensuite aux Etats-Unis. Ayant pour objet principal de renouveler les thèmes traités ainsi que les structures narratives. Font partie de cette vague Philip K. Dick, Thomas M. Dish, Philip José Farmer, Christopher Priest, Ursula K. Le Guin, Stanislaw Lem, Robert Silverberg...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;(5)&lt;/span&gt; p. 183-184.&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Denis Desassis</name>
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<title>Little Heroes</title>
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<updated>2010-04-05T21:29:27+02:00</updated>
<published>2010-04-05T21:29:27+02:00</published>
<summary>  J'écoutais dernièrement à la radio un débat consacré à l'évolution probable...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;internet.jpg&quot; id=&quot;media-2376104&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/01/02/1123438972.jpg&quot; name=&quot;media-2376104&quot; /&gt;J'écoutais dernièrement à la radio un débat consacré à l'évolution probable du fonctionnement d'Internet et de son accessibilité pour le «&amp;nbsp;grand public&amp;nbsp;». La diffusion massive de la Toile favorisée entre autres par un taux d'équipement élevé des foyers en ordinateurs individuels dont le prix a fondu sous l'effet «&amp;nbsp;netbook&amp;nbsp;» notamment, le développement des applications dédiées aux «&amp;nbsp;smartphones&amp;nbsp;», l'utilisation de plus en plus intensive de plates-formes telles que You Tube, très gourmandes en bande passante, modifient considérablement la donne, rendant parfois très difficile, voire impossible à certaines heures, l'accès au réseau, au point que les fournisseurs d'accès sortent petit à petit de leur devoir de neutralité pour entamer des négociations avec les fournisseurs de contenus. En d'autres termes, les premiers disent aux seconds&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ecoute mon vieux, si tu veux que mes abonnés continuent à accéder à ton site, je vais être obligé de les faire payer plus cher parce que les tuyaux de mon réseau sont trop étroits&lt;/i&gt; ». Dans certains pays comme la Belgique par exemple, on commence à voir apparaître des offres dites «&amp;nbsp;Premium&amp;nbsp;» qui permettent de surfer partout... à condition de payer le prix fort (j'ai entendu évoquer des sommes de l'ordre de 70 ou 80&amp;nbsp;€ mensuels). Ainsi, le modèle socio-économique initial de l'Internet - fondé sur l'idée un peu utopique du partage - est en train, tout doucement, de voler en éclats et son évolution nous ramène 25 ans en arrière lorsque la publicité avait été autorisée sur des radios dites «&amp;nbsp;libres&amp;nbsp;» qui, en quelques années, connurent un extraordinaire phénomène de concentration, devenant au final de simples robinets déversoirs du plus désespérant des conformismes, seul garant d'une rentabilité assurée pour la meute des actionnaires (r)assis sur leurs dividendes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'argent règne en maître absolu, on le sait bien, et notre système économique semble ne pouvoir s'épanouir que dans la division et la fracture. A l'image de toute l'histoire de l'humanité, probablement. Une infime minorité possédante doit écraser de son pouvoir le reste de la population. C'est, semble-t-il, une sorte de loi propre à l'espèce humaine...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En poursuivant notre exemple, on peut affirmer qu'il y aura un Internet pour les riches et un Internet pour les pauvres. N'en doutons pas un seul instant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et allez savoir pourquoi, cette division brutale entre la minorité des possédants et le reste de la population me fait penser à un bouquin que j'ai dû lire, je crois, dans les années 90, sous la plume de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Norman_Spinrad&quot;&gt;&lt;strong&gt;Norman Spinrad&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; qui campe dans son &lt;i&gt;Rock Machine&lt;/i&gt; (dont le titre original est &lt;i&gt;Little Heroes&lt;/i&gt;) une société divisée en deux couches&amp;nbsp;: la première, celle d'une fraction minoritaire revenue de tout, habite à la surface et trompe son ennui dans la fête, l'alcool et&amp;nbsp;les stupéfiants. Cette population du show biz et des P.A («&amp;nbsp;Personnalités Artificielles, vedettes de synthèse, poupées de sons, produits incestueux des sondages et des éprouvettes électroniques, concoctées dans les entrailles d'ordinateurs, tels Lady Leather et Mucho Muchacho. Vite fanées. Trop vite oubliées au gré des huiles de Muzik, Inc., la mégasociété des variétés.&amp;nbsp;», je cite ici une phrase tirée d'&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://sf.emse.fr/AUTHORS/NSPINRAD/nsrm.html&quot;&gt;une présentation du roman&lt;/a&gt; sur Internet), superficielle à tous les sens du mot, vit au grand jour et s'oppose à un peuple de l'ombre qui grouille sous ses pieds et ne fait que survivre. Je ne me rappelle plus vraiment les détails de ce roman, mais je me souviens d'avoir été frappé par certains de ses aspects, très visionnaires, qui semblent nous décrire, quelques années à l'avance, le monde qui nous menace.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je pense aussi, mais là c'est une anecdote souriante, aux moqueries de mes enfants, qui à cette époque, prenaient un malin plaisir à m'imiter lorsqu'au détour d'une conversation, je faisais référence à ce bouquin en soulignant la fracture qu'il mettait en avant sous couvert d'anticipation... Je les entends encore...&lt;/p&gt;
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